l’entre-deux villes

[L’entre-deux villes]  

une singularité clermontoise

Référents recherche : David ROBIN / Géraldine TEXIER-RIDEAU 

Le PLU de Clermont-Ferrand identifie le large secteur intégrant les friches industrielles Michelin (Carmes, Cataroux et Pistes) ainsi que le quartier Saint-Jean situé à l’arrière des voies ferrées comme « espace central en recomposition » ou encore comme « entre-deux-villes ». Il est vrai que la notion « d’entre-deux » est profondément ancrée dans l’histoire de la ville puisque Clermont-Ferrand naît de la fusion imposée et laborieuse de deux noyaux urbains qui se sont longtemps opposés : Clermont sédimentée et Montferrand, ville neuve médiévale, séparées d’environ 2 kilomètres. Depuis le premier édit royal en 1630 incitant ces deux entités à la fusion, près de quatre siècles auront été nécessaires à la fabrication de cette ville bicéphale, dont l’entre-deux s’est d’abord rempli le long de l’avenue de la République – axe historique est-ouest – de tout ce que l’une et l’autre ne souhaitaient pas en leur sein (abattoir, caserne, cimetière), d’une gare, puis des usines et maisons Michelin. Au cours du XXe siècle, ce morceau de ville s’est à la fois densifié, puis a continué encore son étalement à l’est au-delà de Montferrand, d’abord traversée par la nationale 89 (le strip) avant de s’arrêter à la bordure de l’autoroute. Aujourd’hui, cette zone épaisse et dense, desservie par le tramway, est identifiée comme un “pôle événementiel » ou « nouveau centre des services » dans le PLU.   

objectifs 

La recherche tend à questionner la notion d’« entre-deux-villes » à l’aune de l’histoire clermontoise et de la nouvelle condition métropolitaine engendrée par l’héritage de cinquante années d’urbanisme sectoriel, combinaison de décisions politiques et d’un laisser-faire économique et urbanistique produisant in fine un dédoublement du cœur. Il convient donc de retracer les temps forts de fabrication et de transformation de l’Est clermontois, d’identifier les centralités plurielles produites en s’appuyant notamment sur l’exposition « Fonction ville » organisée en 1971, mais aussi sur les projections et perspectives de la ville en termes d’urbanisme dans ce secteur. 

modalités de travail 

À partir d’un travail archivistique (municipale, départementale, services d’urbanisme) et de l’exploitation de données cartographiques anciennes, il s’agit de retracer les grandes phases de fabrication de l’Est clermontois. Pour en rendre compte, une exposition virtuelle sera créée en s’appuyant pour une part sur un ensemble de travaux existants qui devront être sélectionnées pour faire émerger des thématiques ciblées. 

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