projet scientifique

[Projet scientifique] 

Clermont-Ferrand, la métropolisation et les autres 

Dans le cadre du programme POPSU, qui entend regarder comment les processus de métropolisation se nourrissent et se développent en se confrontant à l’altérité, seront ainsi décryptés les mécanismes déjà à l’œuvre ou en gestation qui permettent à ce nouveau territoire métropolitain de collaborer à différentes échelles pour renforcer son attractivité en précisant son image, et en s’ouvrant aux autres – proches ou lointains. Devenue métropole, cette capitale régionale doit désormais mieux définir sa stratégie de collaborations à toutes les échelles. En s’appuyant sur les expériences passées, il lui importe donc de mesurer avec qui elle entend prioritairement collaborer, à quelles échelles (internationale, nationale, régionale, locale), comment et ce que produisent ces collaborations sur le territoire. Collaborer revient aussi à mettre en lumière ce que l’on souhaite défendre, rendre visible, en somme ce à quoi l’on tient. Il semble donc important de réfléchir aux alliances et partenariats engagés, de les mettre en débat pour mesurer de quelles manières ils contribuent à construire un projet collectif, partagé, car plus lisible. Par le projet POPSU, qui vise à réunir et faire interagir chercheurs, acteurs et élus, il s’agit en somme de construire collectivement une “boîte à outils collaborative”, à partir de laquelle pourront se structurer des dispositifs aptes à faire métropole inclusive, par le territoire et avec les autres. 

Trois axes ont été identifiés, comme enjeux stratégiques pour le développement de la Métropole clermontoise, chacun interrogeant à une échelle donnée les possibilités de Faire métropole. Par l’approche multi et transcalaire, il est ainsi permis de mieux montrer les atouts de cette jeune Métropole qui apprend en s’appuyant à la fois sur ses particularismes locaux – les pieds dans le territoire – tout en regardant ailleurs. 

L’axe 1 – Faire Métropole au loin

Grand angle pose la question de la représentation de la Métropole depuis et vers l’extérieur. Quelles perceptions véhiculées, quels média associés et comment donner à voir ses partenariats, ses réseaux, comment se rendre visible et attractive au loin et quelles conséquences ? Pour en rendre compte, deux recherches abordent ces questions par le prisme des indicateurs d’attractivité d’une part, des logiques de visibilité, entre labellisations et principes d’alliances, d’autre part. En convoquant la grande échelle, il s’agit aussi de montrer les incidences directes de ces collaborations lointaines sur le territoire local en matière de projets et de pratiques des espaces par des publics variés (résidents/ non-résidents). 

L’axe 2 – Faire Métropole avec ses territoires voisins

Spécificités et solidarités entend décrypter les mécanismes de collaborations inter-disciplinaire et inter-professionnelle, opérés sur et avec les territoires voisins de la Métropole. Quatre recherches s’attacheront à définir les types et le degré de collaborations menées par les services métropolitains pour répondre aux enjeux contemporains d’accès à une alimentation saine ou encore aux soins, dans des systèmes de circuits courts. Cet axe entend aussi comprendre comment peuvent se construire par le projet architectural, les mutations des pratiques agricoles et des paysages associés, dans les territoires ruraux.                 

L’axe 3 – Faire Métropole par ses marges urbaines

Laboratoire métropolitain requestionne la place de la “ville-mère” héritée comme catalyseur des énergies et de la centralité unique. Les habitants de la métropole pratiquent aujourd’hui Clermont-Ferrand plus par ses marges que par son cœur médiéval. Cet axe entend porter un regard “bienveillant et éclairant” sur les espaces et les pratiques des bords de ville, exploration singulière pour mesurer la capacité à faire métropole à partir de centralités décalées. Par l’histoire, l’exploration des espaces existants et des projets en cours, trois recherches entendent montrer le potentiel des marges clermontoises orientales, à partir desquelles peuvent s’expérimenter et se fabriquer de nouvelles pratiques métropolitaines. 

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